L’approche systémique

L’approche systémique a été développée sous l’impulsion de l’anthropologue Gregory Bateson au Mental Recherch Institut, plus connu sous le nom de l’école de Palo alto.

Elle considère que l’individu fait partie d’un système, voire de plusieurs systèmes (famille, couple, travail, associations…) et qu’il est influencé dans sa façon d’être, aussi bien par lui-même que par ces relations avec  les autres et avec son environnement.

L’histoire de sa famille agit aussi sur l’individu qui transporte avec lui des valeurs, des émotions et des comportements transmis par sa famille et ceci depuis plusieurs générations.

Pour comprendre les difficultés d’une personne, il est donc nécessaire d’appréhender les liens et interactions de celle-ci avec son environnement familial, social, professionnel et institutionnel, et donc avec les différents systèmes auxquels elle appartient.

L’approche systémique met en avant l’idée qu’un système, comme par exemple la famille ou le couple, s’organise, fonctionne, se régule en fonction des interactions et à partir des règles, explicites et implicites, qui s’y créent. Les problématiques d’une personne au sein de cette famille ou de ce couple pouvant alors se lire comme une régulation du système ou un symptôme du dysfonctionnement du système.

La première question que se pose le thérapeute systémicien est : Qui est mon patient? Quel est le système avec lequel je vais travailler? Quels sont les éléments constitutifs (les personnes) de ce système et ceux qui y sont extérieurs?

Lors d’une thérapie de couple, le patient est le couple. C’est donc le système couple, composé des deux personnes du couple, qui est en présence.

Pour la thérapie familiale, il s’agit de définir qui constitue cette famille. Qui fait partie de ce système familial ? Cela peut être la famille nucléaire (le père, la mère et les enfants). Il peut s’agir aussi de la famille recomposée (les beaux-parents, les demi ou quasi frères et soeurs) ou de la famille élargie (les grand-parents, les oncles et tantes, et pourquoi pas un animal domestique).

La thérapie systémique, qui s’appuie sur des hypothèses systémiques, s’intéresse alors aux interactions des éléments (les personnes) du système entre eux et avec le système lui-même. Elle prend en compte aussi les échanges d’informations des personnes du système avec l’extérieur. Elle considère également que ce système en présence existe au sein de système élargi (société, communauté, milieu social, famille d’origine…).

Le thérapeute d’ailleurs est aussi un des éléments de ce système, à côté de la famille , du couple et des éventuels autres acteurs.

 Le fonctionnement d’une famille ou d’un couple en crise est souvent celui d’une boucle qui se referme sur elle-même, comme si le système bégayait. Ce scénario illustre ce que la thérapie systémique nomme le principe d’homéostasie, processus par lequel le groupe maintient sa cohésion et s’oppose au changement.

Le couple ou la famille arrive généralement en thérapie avec un symptôme ou une personne désignée comme étant problématique ou symptomatique.

Le but est de comprendre à quoi « sert » ce symptôme, quel est sa fonction au sein de la famille ou du couple. Cela permet d’évoluer vers une lecture différente de la problématique, d’améliorer la communication et de trouver des solutions pour dépasser la crise.